Backrooms 2 : A24 prépare une suite après le succès inattendu du film d’horreur
4 juin 2026L’industrie du cinéma a rarement vu un film indépendant déclencher une telle frénésie. Backrooms, sorti en 2026, a bouleversé les codes avec un box-office de 118 millions de dollars en première semaine aux États-Unis, malgré un budget inférieur à 10 millions. A24, le studio derrière le projet, a aussitôt annoncé la création de Backrooms 2, une décision qui semble dérouter autant qu’elle intrigue. Pourquoi un film d’horreur, né sur YouTube, a-t-il déclenché un tsunami commercial ?
La clé réside dans le public : 88 % des spectateurs ont moins de 35 ans. Une génération habituée aux formats courts, viraux, et à la culture internet. Kane Parsons, le créateur de 21 ans à l’origine de la mythologie des « liminal spaces », a réussi l’impossible : il a converti des millions de téléspectateurs de YouTube en fidèles du cinéma. A24, bien conscient de ce phénomène, s’apprête à capitaliser sur cette vague en développant une suite, bien que la pression du temps soit forte. Le scénario est en cours, et le studio cherche un scénariste professionnel pour coécrire le projet.
L’annonce de Backrooms 2 s’inscrit dans une stratégie audacieuse. A24 collabore avec des géants du cinéma d’horreur comme Blumhouse et Atomic Monster, qui ont déjà fait leurs preuves avec des succès comme Hereditary ou The Conjuring. Cette alliance permet de sécuriser le financement et d’assurer une qualité narrative élevée. Cependant, le studio doit aussi faire face à la concurrence des blockbusters, comme Masters of the Universe ou Scary Movie, qui pourraient attirer une partie du public. Une suite de Backrooms doit donc être à la fois innovante et fidèle à l’essence du premier film.
Le défi pour Kane Parsons est désormais de maintenir l’équilibre entre l’originalité et l’attente du public. Le premier film a réussi à transformer une idée devenue virale en un spectacle cinématographique. La suite devra non seulement répondre à cette exigence, mais aussi évoluer vers un format d’anthologie, comme le souhaite le créateur. Si le succès de Backrooms a prouvé que le cinéma d’horreur pouvait être à la fois indépendant et commercial, Backrooms 2 risque de redéfinir les frontières du genre. Reste à savoir si le public, cette fois, sera prêt à plonger à nouveau dans les liminal spaces…
Et vous, seriez-vous prêt à retrouver ces espaces intermédiaires, cette fois sur grand écran ?
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

