Steven Spielberg adapte The Mandela Catalogue, une série YouTube de terreur
4 juillet 2026La culture internet a longtemps été perçue comme un terrain de chasse pour les créateurs, mais aujourd’hui, elle devient une source d’inspiration pour Hollywood. Steven Spielberg, figure emblématique du cinéma, vient de s’associer à Amazon MGM Studios et United Artists pour adapter The Mandela Catalogue, une série YouTube de terreur qui a accumulé plus de 100 millions de vues. Ce projet marque un tournant : le cinéma traditionnel s’aligne enfin sur les codes de la génération Z, qui a grandi avec les creepypastas et les légendes urbaines du web.
L’origine de The Mandela Catalogue est tout aussi troublante que son adaptation. Créée en 2021 par Alex Kister, cette websérie dépeint une invasion surnaturelle dans un comté fictif du Wisconsin. Des entités malveillantes, les ‘Alternates’, envahissent la région par des messages télévisés, des cassettes VHS et des interférences radio, poussant les habitants au suicide. L’ambiance poisseuse, minimaliste et psychologique de la série a captivé des millions de spectateurs, créant un phénomène viral qui a suivi la même trajectoire que Backrooms ou Obsession.
Spielberg, bien connu pour ses visions audacieuses, ne se contente pas de produire : il valide une tendance. En confiant la réalisation à Alex Kister lui-même, le projet s’assure de préserver l’âme originale de la série. Mais l’enjeu va plus loin. Hollywood, confronté à la montée en puissance des contenus numériques, cherche à attirer les jeunes générations dans les salles obscures. Les blockbusters classiques, comme Star Wars ou Superman, se sont vu distancés par des œuvres nées sur les écrans de smartphones, prouvant que le cinéma doit s’adapter ou disparaître.
Le défi pour The Mandela Catalogue réside dans la transition d’un format court et expérimental à un long-métrage. Avec le soutien de Paper Street Pictures et la puissance de production d’Amazon MGM, le film promet de conserver l’essence cauchemardesque de la série. Mais cette collaboration soulève des questions : le cinéma peut-il vraiment absorber les codes de l’horreur numérique sans en perdre l’essence ? La réponse, comme souvent avec Spielberg, pourrait redéfinir les frontières entre le web et la grande salle.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

