Naomi Bashkansky et Conduit : l’interface cérébrale qui pourrait révolutionner la communication avec l’IA

Naomi Bashkansky et Conduit : l’interface cérébrale qui pourrait révolutionner la communication avec l’IA

7 août 2026 0 Par eternos974

Imaginez un monde où vous n’avez plus besoin de taper, de parler ou même de formuler un prompt pour interagir avec l’IA. C’est l’ambition de Naomi Bashkansky, ancienne chercheuse chez OpenAI, qui a quitté la firme en juillet 2026 pour rejoindre Conduit, une startup en pleine course vers une révolution technologique. Son objectif ? Développer une interface cérébrale non invasive capable de traduire vos pensées en instructions pour les intelligences artificielles. Une idée qui semble sortir d’un roman de science-fiction, mais qui pourrait bien devenir réalité d’ici 2035.

Conduit ne prétend pas capter des pensées secrètes ou des rêves, mais son projet est tout de même audacieux. La startup a collecté 10 000 heures de données neuronales auprès de milliers de participants, en les enregistrant via des casques non invasifs. Ces données servent à entraîner des modèles d’IA capables de reconstruire le sens des pensées, même si les mots exacts restent pour l’instant hors de portée. Par exemple, si vous imaginez une phrase comme « la pièce semblait plus froide », le système peut prédire une formulation proche, comme « une brise » ou « une légère rafale ». Une précision suffisante pour des applications concrètes, mais encore loin de la perfection.

L’approche de Conduit repose sur une combinaison audacieuse : les signaux cérébraux bruités et incomplets captés par le casque sont complétés par les capacités des modèles de langage (LLM). Naomi Bashkansky compare le processus à un GPS imprécis : le signal seul ne suffit pas à connaître une position exacte, mais devient utile lorsqu’on le combine à une carte et à un itinéraire. Ici, la « carte » est fournie par l’IA, qui utilise le contexte et les habitudes de l’utilisateur pour produire une consigne vraisemblable. Cependant, cette dépendance soulève des questions : comment distinguer une commande volontaire d’une pensée fugace ? Et qui aura accès à ces données cérébrales sensibles ?

Les défis techniques ne sont pas les seuls à relever. Conduit doit encore prouver que son système peut dépasser les limites actuelles des technologies similaires, comme le projet Brain2Qwerty de Meta, qui reste limité par un taux d’erreur élevé. De plus, la startup n’a pas encore publié d’études scientifiques détaillées, ce qui rend difficile l’évaluation indépendante de ses résultats. Mais si les prédictions optimistes de Naomi Bashkansky se concrétisent, l’horizon 2035 pourrait voir une symbiose entre l’humain et l’IA, où l’intelligence artificielle serait ressentie comme un « sixième sens ». Une vision fascinante, mais qui exige de répondre à des questions éthiques et techniques encore en suspens. Et si ce rêve devient réalité, comment l’humanité gérera-t-elle les limites entre pensée et machine ?

Sources

À très vite sur l’EternoStation.