Suspension du robot-enseignante Sally à New York : débats sur la technologie éducative et la vie privée

Suspension du robot-enseignante Sally à New York : débats sur la technologie éducative et la vie privée

9 août 2026 0 Par eternos974

Le robot-enseignante Sally, destinée à un lycée de Salamanca (New York), a été mise en suspens après des débats majeurs. Ce n’est pas la première fois que la technologie éducative provoque des réactions contrastées. Conçue par Realbotix, une entreprise liée à RealDoll, le robot suscite des questions sur la vie privée, l’éthique et l’utilisation de l’IA dans les classes.

Sally, dotée de mouvements des bras, du visage et du haut du corps, devait aider les élèves à la robotique et à la programmation. Son assistant IA, capable de traduire en 100 langues et d’aider aux devoirs, était un atout prometteur. Pourtant, le district scolaire a payé 57 590 $, un prix inférieur à celui du catalogue (95 000 $), tout en affirmant qu’elle ne remplacerait aucun enseignant. L’absence de reconnaissance faciale, d’accès à internet et de stockage en nuage était censée rassurer… mais pas assez, selon les autorités.

Le vrai défi vient de l’origine de Realbotix. Sa société sœur, Intima, détient une participation dans RealDoll, célèbre pour ses poupées sexuelles. Bien que Realbotix insiste sur la séparation des activités, le lien reste troublant. La commissaire à l’Éducation, Betty Rosa, exige des garanties renforcées sur la protection des données des élèves, soulignant les risques d’un robot « plateforme de tutorat » plutôt qu’un simple outil.

Le district défend le projet, arguant que Sally permettrait aux élèves d’accéder à des technologies rares dans cette région. Mais la polémique révèle un dilemme : comment concilier innovation et éthique ? La suspension de Sally ouvre une porte sur les limites de l’IA en éducation. Que diraient les élèves si on leur offrait un robot-enseignant… mais pas trop proche des poupées sexuelles ?

Sources

À très vite sur l’EternoStation.