Metroid à 40 ans : l’héritage d’un classique et l’avenir d’un genre

Metroid à 40 ans : l’héritage d’un classique et l’avenir d’un genre

10 août 2026 0 Par eternos974

Quand on évoque les pionniers du jeu vidéo, Metroid n’est pas qu’un nom : c’est une révolution. En août 1986, sur Famicom, un jeu inconnu au bataillon débarquait. Aujourd’hui, 40 ans plus tard, il est considéré comme le berceau du genre metroidvania. Mais comment une œuvre sortie en pleine adolescence de Nintendo a-t-elle su se hisser parmi les légendes ?

L’histoire de Metroid commence par une série de défis. Créé par Hiroji Kiyotake et Hirofumi Matsuoka, le jeu n’était pas un projet prometteur. Le Famicom Disk System, support cible, n’était pas un succès commercial. C’est alors que Yoshio Sakamoto, surnommé « Monsieur Metroid », entre en jeu. À 27 ans, il transforme un projet à l’agonie en un chef-d’œuvre. Son touché artistique, inspiré de films d’horreur, et son travail de coordination avec Intelligent Systems ont donné vie à un monde hostile, ouvert et immersif. La planète Zebes, les métroïdes, les combats contre Kraid et Ridley… tout est naitre de cette énergie créative. Sans lui, Metroid serait peut-être resté un oublié.

Mais ce qui fait de Metroid une icône, c’est Samus Aran. Dès le début, le jeu cache un secret : son héroïne, en armure, est en réalité une femme. Le manuel original la présente au masculin, un subterfuge pour préserver la surprise. Cette révélation, accessible seulement à ceux qui terminent le jeu en record, a marqué une ère. Samus devient un symbole de force et de mystère, une figure qui a inspiré des générations. Elle a également ouvert la voie à des personnages féminins dans des rôles héroïques, un pas vers une industrie plus inclusive.

Le genre metroidvania, aujourd’hui associé à des titres comme Castlevania: Symphony of the Night, trouve ses racines dans Metroid. Le jeu combine exploration non linéaire, progression par acquisition d’habiletés, et un univers riche en secrets. Ce mélange de plateforme et d’exploration a influencé des dizaines de franchises. Même si le terme « metroidvania » n’existe pas encore en 1986, les bases sont là : une carte ouverte, une progression dépendante de l’exploration, et une architecture de niveau qui encourage la découverte. C’est une révolution du design de jeu, encore plus remarquable quand on sait que le jeu a été développé en trois mois.

Aujourd’hui, Metroid est une licence en pleine santé. Après une pause de plusieurs décennies, elle revient avec des titres comme Metroid Dread, qui a connu un succès phénoménal. La série alterne remakes et innovations, comme Metroid Prime, qui a réinventé le genre en 3D. Nintendo, malgré l’absence de célébration officielle, continue à nourrir cette héritage. À 40 ans, Metroid reste un phare. Quel sera son rôle dans les prochaines décennies ? Peut-être inspirera-t-il encore des générations de développeurs, ou peut-être verra-t-on une nouvelle ère pour Samus. Une chose est sûre : le cosmos de Zebes n’a pas fini de nous surprendre.

Sources

À très vite sur l’EternoStation.