Cyberattaque de l’Éducation nationale par ZeroBytes : 346 millions de lignes de données volées
19 août 2026L’Éducation nationale fait face à une cyberattaque de grande envergure, revendiquée par le groupe de pirates ZeroBytes. Selon les informations partagées, près de 346 millions de lignes de données ont été volées, couvrant plus de deux décennies d’archives. Ce chiffre, qui dépasse de loin les estimations initiales du ministère, soulève des questions urgentes sur la sécurité des systèmes informatiques publics en France.
Les données compromises incluent des informations personnelles de 1,22 million d’élèves et 4,35 millions d’agents administratifs. Parmi les éléments volés figurent des noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, emails, données scolaires, affectations, et informations administratives. Cependant, le ministère a précisé qu’aucun mot de passe, coordonnée bancaire ou donnée élève n’était concerné lors de sa déclaration. Une incohérence émerge alors : les hackers affirment détenir des données sur des élèves, alors que le ministère n’a rien confirmé à ce sujet.
Le mode opératoire de ZeroBytes reste flou, mais le groupe prétend avoir infiltré les systèmes via un accès à un service de VPN, un point de vulnérabilité souvent ciblé par les cybercriminels. Les pirates ont également revendiqué des accès à des bases de données de l’académie de Créteil depuis 2005, ainsi qu’au système SCONET, contenant des notes, absences, et informations sur les élèves en difficulté. Ces données, si elles étaient authentifiées, pourraient ouvrir la porte à des risques de phishing massif, notamment via des emails ciblés imitant des institutions officielles.
La situation se complexifie davantage avec des discrédits entre les versions du ministère et celles des hackers. La DGFiP affirme que seuls 200 000 comptes cadastraux ont été consultés, contre 20 millions selon ZeroBytes. Ce désaccord souligne l’urgence d’une investigation indépendante, mais aussi la nécessité d’une transparence accrue de la part des autorités. Alors que le groupe a également piraté des organisations comme Intermarché et la Fédération française de handball, la France semble devenir une cible privilégiée des cybercriminels. La question se pose désormais : comment renforcer la sécurité des données publiques, sans laisser les pirates exploiter les failles ?
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

