Donald Trump détournant Tetris pour promouvoir « Build the Wall », The Tetris Company réagit
10 septembre 2026Lorsqu’un jeu vidéo emblématique comme Tetris devient un outil de propagande politique, les réactions sont inévitables. En 2026, la Maison-Blanche a lancé un jeu intitulé « Build the Wall », une parodie des mécaniques de Tetris où le joueur doit empiler des blocs pour construire un mur symbolique. Cet usage provocateur a immédiatement suscité des critiques, notamment de la part de The Tetris Company, qui a dénoncé une violation du droit d’auteur. Le jeu, désormais retiré du site de la Maison-Blanche, a marqué un point de non-retour dans l’utilisation des références culturelles pour des agendas politiques.
Le concept de « Build the Wall » est une ironie crue. Tetris, conçu pour détruire des murs de blocs, est transformé en outil de construction. Cette inversion symbolique a choqué les fans du jeu, mais aussi les experts en propriété intellectuelle. The Tetris Company a clairement affirmé que l’initiative n’avait aucun lien avec ses créateurs et a souligné que le détournement de ses codes ne servait pas à « rapprocher les gens », comme le prône la marque. Une déclaration qui a mis en lumière une tendance récurrente : l’administration Trump a longtemps utilisé la culture populaire pour ses campagnes, souvent sans l’accord des artistes.
Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump s’emparait de références culturelles. En 2025, une vidéo de la Maison-Blanche utilisant des éléments de Halo pour illustrer des frappes en Iran a provoqué un tollé. L’acteur Steve Downes, voix de Master Chief, a exigé le retrait de sa voix. De même, le remake de Zelda Ocarina of Time a été détourné pour des messages politiques. Ces pratiques montrent une volonté de toucher le public là où il se trouve, que ce soit dans les jeux vidéo, la musique ou les franchises cinématographiques.
L’affaire « Build the Wall » s’inscrit dans un vaste écosystème de détournements. Le gouvernement américain a déjà utilisé Pokémon pour des campagnes d’immigration, tandis que Donald Trump a régulièrement été en conflit avec des artistes comme Beyoncé ou ABBA. Ces controverses soulèvent des questions sur la frontière entre la culture populaire et la politique. Alors que le Département de la Sécurité Intérieure affirme continuer à exploiter ces références, le débat sur l’éthique de ces pratiques reste ouvert. Les lecteurs curieux pourront suivre l’évolution de ces enjeux, qui touchent autant le gaming que la pop culture.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

