South Park devient South America : une satire audacieuse contre Donald Trump
10 septembre 2026South Park, la série culte, a fait une décision inattendue : renommer la petite ville fictive du Colorado en South America. Une mise en scène audacieuse qui semble viser directement Donald Trump, à quelques semaines de la sortie de la saison 29. Ce changement de nom, bien plus qu’un gag, révèle une stratégie satirique qui pourrait redéfinir les codes de la télévision politique.
La série, récompensée d’un Emmy en 2026 pour la meilleure animation, a toujours eu le don de provoquer. Mais cette fois, les créateurs Trey Parker et Matt Stone ont poussé plus loin. En s’inspirant de la « bravoure » de Google et Apple, qui ont modifié leurs cartes pour obéir aux demandes de Trump (comme le renommage du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique »), South Park a choisi de jouer à l’envers. Une ville fictive du Colorado devient soudain un continent entier, un coup de théâtre qui n’est pas anodin.
Le lien entre South Park et Trump est complexe. La chaîne Paramount, propriétaire de la série, est proche du président. Pourtant, les créateurs ont toujours su naviguer entre les deux mondes : satiriser Trump sans se faire licencier. La pause de 2024, prise pour éviter de « dépendre » de la présidence, a permis à la série de se recentrer. Aujourd’hui, avec une saison 29 qui débute en septembre 2026, South Park semble plus déterminé que jamais à frapper où ça fait mal.
La décision de renommer la ville en South America est aussi un message clair : la satire peut être une arme politique. En s’emparant du discours de Trump sur l’« appropriation » (comme le renommage du lac Ontario), South Park transforme une critique en provocation. Et si les créateurs ont remercié Paramount pour leur « capitulation Skydance », c’est peut-être une façon de souligner l’ironie de la situation : une série qui se moque d’un pouvoir, tout en dépendant de lui.
Reste à savoir où South Park, ou plutôt South America, ira ensuite. La satire a-t-elle encore des frontières ? Et si la prochaine cible n’est pas Trump, mais un autre phénomène culturel ? L’avenir de la série, comme celui de la satire elle-même, semble désormais ouvert à l’imagination.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.
