Netflix’s ‘Monstre’ Campaign Sparks Outrage: Ethics in Streaming Era
18 septembre 2026Le 15 septembre 2026, Netflix a publié une série de visuels pour sa saison 4 de Monstre, consacrée à l’histoire de Lizzie Borden. Ces images, qui ressemblent à des cartes de jeu de combat débloquables en DLC, ont immédiatement divisé les réseaux sociaux. Alors que le géant du streaming s’apprête à lancer cette nouvelle saison le 17 septembre, la polémique a atteint un niveau inédit. Pourquoi cette campagne, qui mêle pop culture et criminologie, a-t-elle provoqué une telle réaction ?
La stratégie marketing de Netflix repose sur une esthétique de blockbuster. Les visuels utilisés rappellent les titres épique des films de super-héros, avec des polices de caractères épiques, des couleurs vives et des effets visuels qui rappellent les univers de Marvel. Jeffrey Dahmer, les frères Menendez, Ed Gein et désormais Lizzie Borden sont présentés comme des « monstres » à découvrir, avec une mise en scène qui pourrait sembler familière à un fan de jeux vidéo. Cette approche, bien que commerciale, a déclenché une vague de critiques immédiate. Sur X, des utilisateurs ont qualifié cette campagne de « fétichisation » des tueurs en série, un terme qui résonne particulièrement fort dans un contexte où le débat sur la représentation de la violence est de plus en plus tendu.
Les critiques ne se limitent pas à l’esthétique. Beaucoup de spectateurs soulignent une dérive éthique. En présentant des figures historiques de crimes atroces comme des personnages de fiction, Netflix risque de transformer des tragédies humaines en objets de consommation. Des internautes ont même évoqué le risque d’« inspiration » pour de futurs criminels, un argument qui a trouvé un écho particulier dans les forums dédiés à la psychologie criminelle. Ce débat est d’autant plus sensible que la série Mindhunter, annulée en 2023, était réputée pour son traitement subtil des psychopathes. Sa disparition, selon certains, a laissé la place à une logique de « buzz » plus cynique.
L’indignation n’est pas uniquement dirigée contre le contenu, mais aussi contre la mécanique interne de Netflix. Pour beaucoup, cette campagne n’est qu’un exemple de la manière dont la plateforme utilise le scandale pour stimuler l’audience. En transformant des drames en objets de mode pop-culturel, Netflix sait que le débat généré par ses visuels entraînera des clics, des partages et, finalement, plus de vues. Cette logique, bien que profitable, soulève des questions sur la responsabilité des géants du streaming dans la façon dont ils déconstruisent et réinventent les récits tragiques.
La saison 4 de Monstre arrive dans un contexte où les attentes des spectateurs sont plus exigeantes que jamais. Alors que la culture pop continue de se nourrir de récits sombres, la question reste : où tracera la frontière entre le divertissement et l’exploitation ? En misant sur une esthétique de blockbuster, Netflix a peut-être ouvert une porte à une nouvelle ère du streaming, où le risque de dérision éthique pourrait devenir un prix à payer pour l’audience. Mais cette saison 4 sera-t-elle un point de bascule, ou juste une étape de plus dans une industrie qui n’a de cesse de repousser les limites ?
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

