Le reboot de Narnia par Greta Gerwig : entre polémique woke et ambitions hollywoodiennes
19 septembre 2026Lorsqu’il s’agit de relancer un classique de la littérature fantastique, Greta Gerwig n’a pas hésité à briser les codes. Le reboot de Narnia par la réalisatrice de Barbie déclenche une tempête de réactions, mêlant admiration et indignation. Entre une vision rock’n’roll audacieuse et une fidélité aux textes de C.S. Lewis, le film promet de diviser les fans avant même sa sortie.
La polémique commence dès les premières images. L’Aslan de ce reboot, interprété par la voix de Meryl Streep, éloigne des fans des décennies. Ce lion, doté de reflets rouges et d’yeux vairons, s’éloigne de l’image biblique que C.S. Lewis avait imaginée. Pour Greta Gerwig, il s’agit d’une « ossature créative » inspirée par David Bowie et The Who. Mais pour les puristes, c’est une « woke-isation » flagrante. « L’œuvre originale n’est pas un festival de rock sous acides », déclare un fan sur Twitter, soulignant le décalage entre les attentes et les choix artistiques.
Le déplacement de l’histoire vers le Londres des années 1950, au lieu des époques médiévales traditionnelles, ajoute à la controverse. La réalisatrice justifie ce choix par un besoin de « moderniser » l’univers, en le rapprochant de l’« opéra rock » qu’elle imagine. Cependant, certains critiquent cette approche comme une « boucherie hollywoodienne », préférant même des adaptations générées par IA pour respecter l’esprit des livres. « C.S. Lewis se retournerait dans sa tombe », affirme un lecteur, soulignant la rupture avec le ton solennel et chrétien des textes.
Le casting de Meryl Streep, pour la voix d’Aslan, cristallise la fureur. Bien que la réalisatrice ait expliqué avoir cherché « une sagesse de l’expérience » et « un émerveillement neuf », de nombreux spectateurs voient là une provocation. « Aslan est un lion mâle, pas une voix féminine », s’exclame un fan, perçant une incohérence entre l’imaginaire original et l’interprétation actuelle. Ce choix, couplé à un budget de 280 millions de dollars (le plus élevé jamais investi par Netflix), alimente le débat sur l’ambition commerciale de la production.
Alors que les premières images du film montrent un univers en mouvement, entre rock et fantasy, le reboot de Narnia devient un miroir de l’industrie du cinéma. Entre fidélité aux sources et innovation, entre tradition et modernité, Greta Gerwig défie les attentes. Reste à savoir si les spectateurs, divisés, accepteront cette version « audacieuse » ou si le film deviendra le prochain symbole d’un « wokisme » déconnecté des valeurs originelles. En attendant, les réseaux sociaux sont en ébullition — et le débat, bien loin d’être clos.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

