Donald Trump veut rebaptiser l’intelligence artificielle en « super intelligence »

Donald Trump veut rebaptiser l’intelligence artificielle en « super intelligence »

27 septembre 2026 0 Par eternos974

L’intelligence artificielle pourrait-elle changer de nom sur une simple décision politique ? C’est en tout cas le souhait affiché par Donald Trump. Lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président américain a annoncé vouloir remplacer l’expression « intelligence artificielle » par celle de « super intelligence ».

Selon Donald Trump, le mot « artificiel » donnerait l’impression que cette technologie est fausse ou moins authentique qu’elle ne l’est réellement. Le président estime au contraire que les systèmes actuels constituent une avancée suffisamment importante pour mériter une appellation plus valorisante. Dans les communications officielles américaines, l’IA pourrait ainsi devenir la « SI », pour Super Intelligence.

L’administration américaine commence à appliquer la consigne

Cette annonce ne serait pas restée au stade de la formule lancée pendant un discours. Un courriel interne obtenu par l’Associated Press montre que le département d’État a demandé à certains diplomates américains d’utiliser le terme « super intelligence » dans leurs discours, positions officielles et éléments de langage.

Des représentants des États-Unis auraient commencé à employer cette expression pendant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à l’intelligence artificielle. Il n’est toutefois pas encore établi que la consigne s’applique à l’ensemble des agences fédérales.

La situation pourrait rapidement devenir assez cocasse. Donald Trump avait récemment annoncé la création d’une « AI Force » ainsi que la nomination prochaine d’un responsable chargé de coordonner la politique américaine en matière d’IA. Si la nouvelle terminologie se généralise, cette structure pourrait devoir changer de nom avant même d’avoir réellement commencé ses activités.

Un terme qui possède déjà une définition scientifique

Le principal problème est que la « super intelligence » n’est pas une expression inventée pour l’occasion. Dans le domaine de la recherche, elle désigne généralement une forme d’intelligence hypothétique capable de dépasser les capacités humaines dans pratiquement tous les domaines cognitifs.

Les modèles génératifs actuels peuvent produire du texte, analyser des images, écrire du code ou assister un utilisateur. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils disposent d’une compréhension générale du monde supérieure à celle de l’être humain.

Employer officiellement le terme pour parler de tous les systèmes d’IA risque donc de créer une confusion entre les outils disponibles aujourd’hui et une technologie encore largement théorique. Les mots choisis peuvent également influencer la perception du public : « super intelligence » suggère immédiatement une puissance et une supériorité que les systèmes actuels ne possèdent pas nécessairement.

Une bataille de communication derrière la course technologique

Cette proposition intervient alors que les États-Unis cherchent à maintenir leur avance face à la Chine. Donald Trump défend une politique favorable à un développement rapide de l’intelligence artificielle et considère qu’une réglementation trop contraignante pourrait ralentir les entreprises américaines.

Le changement de nom participe donc aussi à une stratégie de communication. L’objectif consiste à présenter l’IA comme une technologie de croissance, de puissance économique et de souveraineté nationale, plutôt que comme une source de risques nécessitant un encadrement strict.

Cette approche contraste avec les appels à renforcer la coopération internationale sur la sécurité de l’IA. Chercheurs, entreprises et gouvernements s’interrogent notamment sur la désinformation, les cyberattaques, l’automatisation du travail ou la perte de contrôle sur des systèmes de plus en plus autonomes. Changer le vocabulaire ne fera évidemment disparaître aucune de ces questions.

Un nouveau nom qui ne change pas les machines

Pour le moment, l’initiative semble surtout concerner le langage employé par l’administration américaine. Aucun changement technique ne distingue une intelligence artificielle d’une prétendue « super intelligence » simplement parce qu’un document officiel utilise une nouvelle expression.

Donald Trump n’en est d’ailleurs pas à son premier renommage symbolique. Son administration a déjà modifié certaines appellations géographiques utilisées par les agences fédérales. Cette fois, ce n’est plus une carte qui doit être corrigée, mais potentiellement une bonne partie du dictionnaire technologique.

Reste à savoir si l’expression dépassera les communications gouvernementales. Une chose est certaine : l’IA n’est pas devenue plus intelligente du jour au lendemain. Sa carte de visite, en revanche, pourrait bientôt prendre un peu trop confiance en elle.

Sources