Génération Z et écriture manuscrite : un chiffre non vérifié
19 octobre 2026Un chiffre circule depuis plusieurs mois sur les réseaux : 40 % de la génération Z serait en train de perdre la maîtrise de l’écriture manuscrite. Ce chiffre est attribué à l’université de Stavanger, mais aucune étude publique ne permet de le vérifier. Les recherches existantes, comme celles de l’université norvégienne NTNU (2024) ou du chercheur français Jean-Luc Velay (2022), montrent que l’écriture à la main améliore la mémoire chez les enfants et les adultes. Cependant, ces études ne concernent pas spécifiquement la génération Z, et aucun recueil statistique n’a encore mesuré la part de jeunes adultes incapables d’écrire à la main.
Les observations de professeurs turcs, comme Nedret Kılıçeri, soulignent des difficultés d’écriture chez les étudiants, attribuées à l’influence des réseaux sociaux. Ces témoignages, bien que pertinents, restent des constats subjectifs. L’université de Stavanger a effectivement publié en 2018 une synthèse sur les impacts de l’écriture numérique, mais sans mentionner la génération Z. L’étude norvégienne de 2024, menée sur 36 étudiants, compare l’écriture manuscrite et la frappe au clavier, démontrant une connectivité cérébrale plus élaborée lors de l’écriture à la main. Cependant, ces résultats ne s’appliquent pas à l’ensemble de la génération Z.
Le débat reste ouvert sur l’impact des technologies numériques sur les compétences manuelles. Si les études existantes soulignent des bénéfices de l’écriture manuscrite, elles ne permettent pas de conclure à une perte généralisée chez les jeunes adultes. L’absence de données vérifiables sur la génération Z rend le chiffre de 40 % un simple buzz non confirmé. Les implications sur l’éducation et les compétences cognitives nécessitent des recherches plus approfondies, capables de mesurer l’impact réel de l’ère numérique sur l’écriture manuscrite.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

