Hope : Na Hong-jin revient entre SF, horreur et humour noir
29 octobre 2026Dix ans après The Strangers, Na Hong-jin revient à la réalisation avec Hope, présenté en compétition au Festival de Cannes et annoncé en salles en France le 28 octobre 2026. Le cinéaste de The Chaser retrouve le cinéma de genre avec une proposition qui mêle science-fiction, horreur, action et humour noir.
Le point de départ officiel installe un village coréen isolé. Des feux de forêt ont mobilisé les renforts et coupé les communications ; les policiers locaux doivent défendre les habitants face à une menace mystérieuse. Pendant ce temps, d’autres personnages cherchent à comprendre ce qui se cache dans la montagne.
Cette situation suffit à poser l’enjeu sans dévoiler l’identité de la menace ni les surprises du récit. Hope semble vouloir faire de l’incertitude elle-même une source de tension : que faire lorsque chacun interprète les événements différemment et qu’aucune aide extérieure n’arrive ?
## Un retour attendu, au-delà d’un simple film de monstre
La fiche cannoise réunit notamment Hwang Jung-min, Zo In-sung, Hoyeon, Michael Fassbender et Alicia Vikander. Hong Kyung-pyo signe les images et Michael Abels la musique. Ce casting international accompagne un récit ancré dans un environnement rural coréen.
Le titre attire aussi l’attention parce que Na Hong-jin a construit sa réputation sur des films où l’enquête, la violence et le doute se répondent. Cela donne un contexte pour aborder son nouveau projet ; ce n’est pas une garantie que chaque choix de Hope convaincra tous les spectateurs.
## Ce que les critiques soulignent
Les premiers avis décrivent un film particulièrement mobile dans ses registres. Le Journal du Geek met en avant son énergie et sa singularité. Dans CineChronicle, Justine Autissier souligne notamment le travail du hors-champ et la générosité de l’action, tout en formulant des réserves sur certains effets et sur les changements de ton.
Ces appréciations appartiennent aux journalistes qui ont vu le film. Elles permettent d’expliquer l’accueil de Hope, sans transformer notre présentation en compte rendu d’une séance que nous n’avons pas effectuée.
Le débat paraît donc moins opposer un film « réussi » à un film « raté » qu’interroger son équilibre : une rupture de ton peut être une surprise stimulante pour un spectateur et une sortie de route pour un autre. L’humour, en particulier, ne se combine pas avec l’effroi de la même manière pour tout le monde.
## Une proposition à découvrir sans tout savoir à l’avance
Pour un public amateur de science-fiction et d’horreur, ce mélange constitue une raison de s’intéresser au film. Il invite toutefois à ajuster ses attentes : ceux qui cherchent un récit restant dans un seul registre peuvent recevoir autrement cette circulation entre menace, action et absurdité.
Une bonne préparation ne nécessite pas de connaître les derniers actes. Dans ce type de cinéma, une partie du plaisir vient de la façon dont un événement modifie notre lecture du précédent. Les résumés qui dévoilent chaque bascule rendent parfois un service assez discutable : ils livrent la carte entière avant d’avoir laissé entrer dans le labyrinthe.
Notre lecture : le cinéma de genre gagne à accueillir des projets qui ne ressemblent pas tous au même cahier des charges. Reste à voir si l’audace produit un ensemble cohérent ou une succession d’idées qui se bousculent. Un budget impressionnant peut payer beaucoup de choses ; il ne règle pas automatiquement les changements de vitesse d’un scénario.
Hope mérite donc sa place dans les sorties à suivre cette semaine. La date nationale annoncée est le 28 octobre ; les séances disponibles à La Réunion restent à consulter auprès des salles locales.
Sources : fiche officielle du Festival de Cannes, critique du Journal du Geek et CineChronicle.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.
