Kraken : 275 000 entrées pour l’horreur française
3 novembre 2026
Kraken dépasse les 275 000 entrées en France, selon Pan Distribution, dont le bilan est relayé par le Journal du Geek. Pour un film d’horreur français interdit aux moins de 16 ans, c’est un résultat notable. L’actualité n’est plus celle des premières projections : le film de Mohamed Chabane et Théo Jourdain Rhodes a trouvé un public dans la durée. Reste à lire le record à la bonne échelle, sans lui faire engloutir tout le cinéma d’horreur.
Un cap précis dans une catégorie précise
Le JDG présente Kraken comme le film d’horreur français le plus vu en salles depuis vingt-cinq ans. Le périmètre est important : il ne s’agit pas du film d’horreur le plus fréquenté en France, toutes nationalités confondues. Les productions internationales ne disparaissent pas du classement par la grâce d’un raccourci de titre.
Le média rapproche ce résultat des 274 101 entrées de Vermines et rappelle les quelque 104 000 spectateurs de la première semaine. Le nouveau cumul montre que le parcours ne s’arrête pas au démarrage. Il ne permet cependant pas de calculer une rentabilité : le nombre d’entrées, les recettes et les coûts d’un film sont des indicateurs différents.
Une tour et une promesse de cinéma de genre
Sorti le 30 septembre 2026, Kraken suit cinq jeunes confrontés aux disparitions et aux rumeurs qui entourent une tour abandonnée. Ce point de départ suffit à situer son terrain : un espace familier devient menaçant, et un groupe doit affronter ce qui s’y cache. Inutile de raconter les surprises pour expliquer l’attrait du dispositif.
La présentation officielle de Pan confirme une durée de 95 minutes et une interdiction aux moins de 16 ans. La bande-annonce ci-dessous, proposée par le distributeur sur la page du film, en donne l’ambiance. Elle reste une vidéo promotionnelle et révèle nécessairement quelques images du récit.
Halloween aide à exister, sans tout expliquer
Le JDG évoque les vacances et la période d’Halloween parmi les éléments favorables au film. Le calendrier offre évidemment une occasion de chercher une séance d’horreur. Mais les données citées ne mesurent pas la contribution exacte de chaque facteur : saison, bouche-à-oreille, disponibilité des séances ou campagne de communication.
L’intérêt du cumul est justement de déplacer la conversation. Les récits sur les réactions spectaculaires en salle attirent les regards au lancement ; le nombre de billets vendus dit autre chose sur la rencontre avec le public. Cela ne tranche pas la qualité artistique du film, mais permet d’observer un résultat concret plutôt que la seule intensité de sa promotion.
Un encouragement, pas un chèque signé pour la suite
Ce parcours peut conforter l’idée qu’un cinéma de genre français trouve sa place en salles. Il ne prouve pas, à lui seul, que les financements vont soudain affluer ou que les exploitants modifieront partout leur programmation. Ces conséquences éventuelles se jugeront sur d’autres projets et dans la durée.
Le signal reste intéressant pour les spectateurs qui voudraient voir davantage de propositions locales dans ce registre. Une scène de cinéma se nourrit aussi d’essais, de styles et de réussites qui n’ont pas tous besoin de copier les mêmes franchises. Kraken apporte ici un chiffre encourageant. Pour une fois, le monstre ne dévore pas seulement des personnages : il grignote aussi une vieille idée sur l’absence de public pour l’horreur française.
Sources : Journal du Geek · Pan : fiche officielle
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

