Steven Spielberg et l’IA : un outil, pas un auteur
2 juin 2026Steven Spielberg, figure emblématique du cinéma, a récemment affirmé une position nuancée sur l’intelligence artificielle. Pour lui, l’IA est un outil précieux, mais elle ne doit pas devenir l’auteur. Une distinction cruciale dans un secteur où la technologie avance à grands pas.
Le réalisateur de Jurassic Park et Ready Player One ne rejette pas l’IA, mais il trace une limite claire. « Ne me dis pas comment écrire les répliques de ce personnage. Ne me dis pas où la caméra doit se placer », a-t-il déclaré lors d’un podcast. Pour Spielberg, la créativité humaine reste incontournable, même si les outils numériques facilitent certaines étapes de la production. Netflix, par exemple, utilise des technologies d’IA pour produire des séquences coûteuses, mais le réalisateur insiste sur la nécessité de garder les humains au cœur du processus.
Les grèves de 2023 ont marqué un tournant dans la relation entre l’industrie du cinéma et l’IA. Les acteurs, via le syndicat SAG-AFTRA, ont exigé des protections contre l’utilisation non autorisée de leur image ou de leur voix. Les accords signés imposent désormais une autorisation explicite des acteurs avant toute utilisation de leur double numérique, accompagnée d’une compensation financière. Ces mesures rassurent certains, mais d’autres craignent une déshumanisation progressive du métier.
Pourtant, les expérimentations avancent. Des films entièrement générés par IA, comme celui de Philippe Shangti, commencent à émerger. Ces projets, bien que limités pour l’instant, soulignent la vitesse de la révolution technologique. Spielberg, en rappelant que l’IA est un outil, non un auteur, ouvre un débat crucial : comment concilier innovation et préservation de la créativité humaine ? La réponse pourrait bien déterminer l’avenir du cinéma.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

