Stop Killing Games : La lutte pour la préservation des jeux vidéo en Californie et en Europe
3 juin 2026En avril 2024, un appel à l’initiative citoyenne européenne a recueilli plus de 1,29 million de signatures validées par l’UE. Ce chiffre, qui représente 90 % des signatures conformes, marque un tournant pour le mouvement Stop Killing Games. Ce collectif, né de la volonté de préserver le patrimoine vidéoludique, dénonce l’obsolescence programmée des jeux en ligne, souvent rendus injouables après la fermeture de serveurs. Une pratique qui, selon ses défenseurs, menace la culture numérique.
De l’autre côté de l’Atlantique, la Californie a pris un premier pas décisif avec la loi AB 1921, surnommée Protect Our Games Act. Validée par l’Assemblée californienne, cette loi oblige les éditeurs à prévenir les joueurs 60 jours avant la fermeture des serveurs. Les éditeurs doivent également proposer des alternatives, comme une version hors ligne ou un remboursement. Une mesure qui s’appliquera uniquement aux jeux dématérialisés payants sortis après 2027, excluant les jeux free-to-play et les abonnements.
Cette avancée en Californie pourrait servir de modèle pour d’autres régions, notamment en Europe. Le mouvement Stop Killing Games y voit une dynamique internationale croissante. La Californie, berceau d’acteurs majeurs comme Blizzard ou Riot Games, devient un terrain de jeu symbolique pour ces enjeux. La loi, bien que pas encore définitive, est perçue comme un signal fort pour l’industrie et les joueurs.
En Europe, la Commission européenne devra répondre à l’initiative citoyenne d’ici juillet 2026. L’audition publique au Parlement européen en avril 2026 a marqué une étape clé. Reste à savoir si ces initiatives législatives, tant en Californie qu’en Europe, sauront concrétiser l’ambition de Stop Killing Games : protéger les jeux vidéo comme un patrimoine vivant. Et si la préservation des jeux devient un droit, que deviendront les serveurs qui disparaissent chaque année ?
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

