Assassin’s Creed Hexe vs 1666: Amsterdam : Le duel des sorcières
17 juin 2026L’histoire est parfois bien plus ironique que la fiction, surtout lorsqu’elle se joue dans les coulisses d’une franchise majeure comme Assassin’s Creed.
Le futur de la saga se trouve actuellement au cœur d’un face-à-face inattendu et presque cinématographique. Alors qu’Ubisoft prépare le projet codé Hexe, une aventure mystique centrée sur la chasse aux sorcières dans le Saint-Empire germanique, un concurrent de taille vient bousculer les plans. Il s’agit de 1666: Amsterdam, un titre qui partage des thématiques si proches avec le prochain opus d’Ubisoft que la frontière entre inspiration et coïncidence devient floue. Ce duel ne se joue pas seulement sur le terrain du gameplay, mais aussi sur celui de l’histoire industrielle.
Pour comprendre l’ampleur du conflit, il faut remonter jusqu’aux racines mêmes de la franchise. Le créateur de 1666: Amsterdam, Patrice Désilets, n’est pas un inconnu : c’est l’homme qui a donné naissance à Assassin’s Creed. Après une séparation difficile avec le studio original et une véritable guerre juridique contre Ubisoft et THQ pour récupérer ses droits de propriété intellectuelle, il a enfin pu donner vie à sa vision personnelle. Son projet, dont les premières ébauches remontent à 2013, est une plongée profonde dans une Europe de la Renaissance marquée par l’occulte. Le problème ? Sa vision et celle d’Ubisoft pour Hexe ont fini par converger sur un terrain trop étroit.
Les fuites concernant Assassin’s Creed Hexe révélaient initialement une direction très fantastique, incluant une héroïne capable de métamorphoses magiques, allant jusqu’à prendre la forme d’un chat noir pour s’infiltrer. Cette approche « haute fantaisie » était si proche de l’ambiance de 1666: Amsterdam que le risque de confusion était immense. Pour éviter toute comparaison directe et protéger son identité créative, Ubisoft a dû réagir rapidement. Le studio a opéré un virage stratégique majeur en modifiant la direction artistique de Hexe pour s’éloigner des éléments purement magiques au profit d’une approche plus ancrée dans le réalisme historique.
Aujourd’hui, le cap est mis sur l’alchimie et les rituels d’époque plutôt que sur la sorcellerie pure. Ce pivot permet à Ubisoft de se réapproprier son ADN tout en évitant une confrontation frontale avec le projet de son ancien collaborateur. C’est un cas d’école fascinant sur la manière dont les grandes entreprises gèrent les conflits de propriété intellectuelle et de direction artistique. Alors que les deux jeux s’apprêtent à sortir, la question reste ouverte : cette divergence forcée suffira-t-elle à satisfaire les fans de mysticisme ou le public finira-t-il par confondre les deux expériences ? Une chose est sûre, le duel entre ces deux visions du passé restera un sujet brûlant pour les passionnés de la saga.\n
Une chose est sûre : le paysage de l’action historique va être secoué par ces deux approches radicalement différentes. Restez connectés pour suivre l’évolution de ces titres et les prochaines annonces sur la direction artistique d’Ubisoft.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

