Sony abandonne les disques PlayStation en 2028 : l’industrie gaming face à un virage inédit
2 juillet 2026Le 1er juillet 2026, Sony a fait une annonce qui bouleverse l’industrie du jeu vidéo : à partir de 2028, aucun nouveau jeu PlayStation ne sera distribué sur disque physique. Cette décision, annoncée en pleine montée en puissance de la PS6, ouvre un débat sans précédent sur le futur du gaming. Alors que la PS5 a vendu 95 millions d’exemplaires contre 35 millions pour la Xbox Series X/S, Sony s’engage résolument vers le tout-numérique. Mais cette transition n’est pas sans conséquences pour les joueurs, les revendeurs ou même la concurrence, notamment avec Microsoft et l’impact de GTA 6.
La fin des disques physiques pourrait mettre un terme au marché de l’occasion, un pilier économique pour les enseignes comme Micromania ou GAME. Aujourd’hui, un joueur peut acheter un jeu à moindre coût quelques semaines après sa sortie, puis le revendre pour financer le suivant. Sans disques, cette dynamique disparaît. Les revendeurs devront s’adapter : plus de jeux récents, davantage de rétro, de cartes collectionnables, ou de produits dérivés. En Angleterre, GAME a déjà cessé de reprendre des jeux d’occasion en 2024. En France, Micromania explore des alternatives via Retromania. Mais pour les titres récents, le modèle économique semble fragile.
Le passage au numérique soulève aussi des questions sur les prix des jeux. Si Sony réduit les coûts de production (pas de disques, pas de boîtiers), les joueurs redoutent une hausse des tarifs. Sans concurrence via les disques d’occasion, les éditeurs et Sony pourraient maintenir les prix plus longtemps. Cependant, certains espèrent des promotions plus importantes pour compenser la fin de cette concurrence. L’exemple de GTA 6, dont les précommandes ont montré une préférence écrasante pour la PS5 (8 copies contre 1 sur Xbox), montre que Sony a un avantage de taille. Mais cette domination pourrait-elle se traduire par une inflation des prix ?
La rétrocompatibilité reste un point clé. Même si la PS6 ne comportera pas de lecteur de disque, Sony pourrait proposer un lecteur optionnel pour lire les jeux PS5 et PS4. Ce dispositif, déjà existant pour les modèles numériques de la PS5, permettrait de préserver l’accès à la ludothèque physique. Cependant, cette solution coûtera-t-elle cher ? Et qui Sony visera-t-elle ainsi ? Les collectionneurs, les joueurs nostalgiques, ou simplement un segment niche ?
Enfin, le tout-numérique pose des défis techniques et éthiques. Les joueurs dépendront davantage de leur connexion internet et de leur stockage. Les jeux dépassant les 100 Go deviendront une contrainte pour les foyers mal connectés. De plus, les droits d’accès aux jeux numériques restent flous. Un titre pourrait disparaître si un accord de licence expire. Sony aura-t-elle des garanties pour éviter cela ? Et comment gérer les risques de piratage ou de perte de compte ?
Cette transition vers le numérique marque un tournant pour l’industrie gaming. Mais à quel prix ? Les joueurs, les revendeurs, et même les éditeurs devront s’adapter à un monde où les disques physiques deviennent une rareté. Et si la PS6 finit par coûter plus de 1000 euros, comme le suggèrent les rumeurs, la concurrence avec Microsoft risque de se jouer sur des bases inédites. Le futur du gaming est-il vraiment numérique ? Ou restera-t-il un espace pour le physique, le partage, et la liberté de revendre ?
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

