La NASA livre une ‘soucoupe volante’ au Kennedy Space Center pour la mission Artemis III
5 juillet 2026Le 21 juin, une étrange silhouette a atterri au Kennedy Space Center, déposée par la barge Pegasus. Ce n’était pas un vaisseau alien, mais une ‘soucoupe volante’ en métal, conçue pour protéger le cœur de la fusée la plus puissante du monde. Ce ‘weather cover’ — un dôme circulaire — semble sortir d’un film de science-fiction des années 1950, mais son rôle est bien terrestre : sauver le SLS (Space Launch System) des caprices de la météo. Une coïncidence ironique, puisque cette livraison a eu lieu à quelques jours du World UFO Day, célébré le 2 juillet, en hommage à l’incident de Roswell. La frontière entre réalité et imagination s’est à nouveau effilochée.
La mission Artemis III, initialement destinée à poser un astronaute sur la Lune en 2027, a connu un retournement de situation. En février 2026, elle a été déclassée, transformant la mission en une simple orbite basse autour de la Terre. L’absence d’un module de propulsion intermédiaire (ICPS) a obligé la NASA à repenser l’architecture du SLS. Le lanceur, désormais appelé ‘short stack’, est plus court, sans l’étage qui permettait à la capsule Orion de fuir l’attraction terrestre. L’objectif ? Répéter les manœuvres d’amarrage entre Orion et les futurs modules lunaires de SpaceX et Blue Origin. Mais ce changement a rendu le SLS plus vulnérable aux éléments : son étage principal, gainé d’une mousse isolante, doit être protégé contre l’humidité, les orages et les salins de la côte floridienne.
La Floride, pourtant berceau de la conquête spatiale, est un enfer climatique pour les engins de lancement. Humidité extrême, bourrasques soudaines, et risque de foudre menacent constamment les composants métalliques. Sans le ‘weather cover’, le SLS, exposé à l’air libre, pourrait absorber l’humidité comme une éponge, ou se dégrader sous l’effet des pluies. Le dôme, en revanche, agit comme un bouclier : il protège le réservoir cylindrique de la fusée, essentiel pour maintenir les ergols à -253 °C. Actuellement, le SLS et son dôme sont stockés dans le Vehicle Assembly Building (VAB), un temple de l’ingénierie où les astronautes de la NASA ont assemblé les Saturn V des années 1960. Une célébration de l’ingéniosité humaine, même si le public aimerait bien voir un peu plus de mystère.
La coïncidence avec le World UFO Day a fait réagir les internautes. Le dôme, avec sa forme ronde et ses allures de vaisseau extraterrestre, a rappelé les clichés de la science-fiction. Et pourtant, cette fusion entre tech et fiction n’est pas fortuite : la NASA a souvent puisé dans les imaginaires collectifs pour inspirer ses innovations. Le ‘weather cover’ est un exemple de ce mélange. Il n’a rien de mystérieux, mais il incarne une réalité technologique qui défie les limites. En 1947, les autorités militaires américaines avaient démenti les rapports de Roswell, affirmant qu’il s’agissait de ballons météorologiques. Aujourd’hui, la NASA utilise un ‘ballon’ pour sauver une fusée. La science, parfois, est bien plus étrange que la science-fiction.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

