Meta accusé d’utiliser une IA pour cibler les employés malades ou en situation de handicap lors des licenciements
17 juillet 2026En mai 2026, 26 employés de Meta ont déposé plainte contre leur entreprise, accusant celle-ci d’avoir utilisé une intelligence artificielle pour cibler des salariés malades, en situation de handicap ou en congé familial lors d’une vague de licenciements massive. L’affaire, désormais au cœur d’un procès, soulève des questions délicates sur l’usage des algorithmes dans les décisions humaines.
L’IA, selon les plaignants, aurait analysé des données comme les frappes au clavier, les e-mails ou la consommation de tokens (unités mesurant l’utilisation des outils d’IA) pour établir des scores de productivité. Ces indicateurs, qui reflètent l’activité numérique des employés, auraient pénalisé les personnes absentes pour des raisons légitimes, comme une maladie ou une grossesse. Un scientifique, licenciée deux jours avant d’accoucher, est devenu le symbole de cette affaire, illustrant comment un système basé sur des métriques numériques peut confondre l’inactivité légitime avec la baisse de performance.
Meta nie toute implication de l’IA dans les licenciements, affirmant que les décisions ont été prises par des humains. Cependant, les plaignants dénoncent un manque de tests pour détecter les biais algorithmiques, en violation des lois californiennes et new-yorkaises. Le procès, soumis à un arbitrage privé, pourrait déterminer si les scores générés par l’IA ont réellement influencé les choix des RH, ou si l’entreprise a simplement utilisé ces données comme un outil d’analyse secondaire.
Cette affaire ouvre une réflexion plus large : comment éviter que l’IA ne reproduise les préjugés humains, ou pire, ne les amplifie ? Si les algorithmes deviennent des outils incontournables dans les entreprises, comment garantir qu’ils respectent les droits des employés ? La réponse à ces questions pourrait marquer un tournant dans l’éthique de l’intelligence artificielle.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.
