Découverte d’une atmosphère sur LHS 1140 b : une exoplanète rocheuse habitable
19 juillet 2026Une découverte qui pourrait redéfinir notre compréhension de l’habitabilité : une exoplanète rocheuse, LHS 1140 b, a été observée avec une atmosphère. C’est la première fois qu’un tel phénomène est détecté sur une planète située dans la zone habitable d’une autre étoile. Cette révélation, publiée dans la revue Science, ouvre des perspectives fascinantes pour la chasse à la vie extraterrestre.
LHS 1140 b, une super-Terre 5 fois plus massive que la Terre, orbite autour d’une naine rouge à 48 années-lumière de nous. Sa température, proche de celle de notre planète, et sa position dans la zone habitable (où l’eau pourrait être liquide) en font un candidat idéal pour l’étude. Mais la détection de son atmosphère, dominée par l’hélium, est un exploit. Jusqu’à présent, seules les géantes gazeuses, plus chaudes et plus éloignées de leur étoile, avaient permis d’analyser des atmosphères. LHS 1140 b, en revanche, est une planète rocheuse, un monde bien plus proche de la Terre.
L’observation a eu lieu lors d’un alignement rare en 2024, où la planète a transité devant son étoile. Ce phénomène, répétition impossible avant 50 ans, a permis aux chercheurs de Harvard d’utiliser un spectrographe pour analyser la lumière filtrée par l’atmosphère. Le signal de l’hélium, détecté à ce moment, a disparu lors d’une observation en 2025, laissant planer le doute sur sa permanence. Cependant, cette fuite temporaire pourrait indiquer une atmosphère instable, ouvrant la voie à des études futures pour confirmer sa présence.
La détection de l’hélium sur LHS 1140 b valide un modèle théorique selon lequel les planètes rocheuses naissent entourées d’hydrogène et d’hélium, avant de perdre l’hydrogène. Cette phase transitoire, où l’atmosphère est composée principalement d’hélium, pourrait être la clé pour comprendre l’évolution des atmosphères primordiales. De plus, cette planète sert de laboratoire pour étudier la jeunesse de la Terre, qui aurait pu traverser une période similaire. Les prochaines observations, notamment avec le télescope James Webb, viseront à identifier d’autres gaz, comme la vapeur d’eau, pour mieux comprendre si des conditions favorables à la vie existent.
Cette découverte soulève des questions passionnantes : comment une atmosphère peut-elle survivre près d’une naine rouge, source de rayonnements violents ? Quel rôle joue l’hélium dans la protection de la surface ? Et surtout, LHS 1140 b est-elle vraiment un monde capable d’abriter la vie ? Les réponses, encore incertaines, nous incitent à suivre les progrès de l’astronomie. Après tout, si la Terre a un jour traversé une phase semblable, peut-être que LHS 1140 b est un miroir de notre propre histoire cosmique.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

