Arnaque bancaire via le NFC et les virus WindRelay et SpyNote : comment se prémunir ?
24 août 2026Les cybercriminels ont trouvé un nouveau moyen de voler vos données bancaires, en combinant le NFC et des malwares comme WindRelay et SpyNote. Cette arnaque, qui a déjà touché des milliers de victimes en Europe centrale, met en lumière les failles de la sécurité numérique actuelle. Alors que les attaques NFC ont bondi de 188% en 2026 par rapport à 2025, il est urgent de comprendre comment ces techniques fonctionnent et comment se prémunir.
L’opération commence souvent par un appel téléphonique. Un faux employé de banque, se présentant comme un conseiller en sécurité, contacte la victime pour évoquer un « problème » avec sa carte bancaire. L’objectif ? Créer une situation de stress et endormir les défenses. Une fois que la victime est convaincue de la légitimité de l’appel, le pirate lui propose d’installer une application « d’assistance » pour résoudre le problème. En réalité, cette application cache SpyNote, un cheval de Troie d’accès à distance. Grâce à des permissions délibérément accordées, SpyNote prend le contrôle du smartphone, sans même nécessiter le partage d’écran. Ce qui rend l’attaque particulièrement insidieuse.
Le deuxième acte de l’arnaque implique WindRelay, un malware spécialiste du relais NFC. Une fois installé, il transforme le smartphone en faux terminal de paiement. La victime, persuadée de participer à une « vérification de sécurité », est invitée à approcher sa carte bancaire de son téléphone et à saisir son code PIN. À cet instant, WindRelay capte les données de la carte, y compris le code d’authentification unique. Ces informations sont transmises aux pirates en temps réel, permettant des vols de compte ou des paiements frauduleux dans des magasins ou à la borne de retrait. L’ensemble de l’opération ne dure que 13 minutes, selon les recherches de Group-IB.
Mais les cybercriminels ne s’arrêtent pas là. En parallèle, les pirates exploitent l’accès à l’application bancaire mobile pour ouvrir une demande de crédit au nom de la victime. Ce stratagème augmente artificiellement le solde disponible sur le compte, ce qui permet aux fraudeurs de maximiser leurs gains. Les victimes, souvent localisées en République tchèque, Slovaquie et Slovénie, découvrent leurs prélèvements bancaires uniquement après des jours de retard. Le Ministère de l’Intérieur et les autorités locales alertent sur la nécessité de vérifier régulièrement ses comptes et de ne jamais installer d’application pendant un appel.
En dehors de cette arnaque, une autre vague de phishing cible les clients de Bouygues Telecom. Des mails frauduleux, utilisant des données personnelles exposées lors de la cyberattaque de l’opérateur, imitent des renouvellements d’abonnement. Les victimes sont redirigées vers des plateformes frauduleuses après avoir cliqué sur un bouton « Contester le prélèvement ». Ces campagnes soulignent à quel point les données volées peuvent être exploitées de manière répétée. La leçon est claire : plus jamais de clic sur un lien ou une application non sollicitée, même si l’interlocuteur semble connaître vos informations. La vigilance, aujourd’hui, est la seule véritable défense contre ces attaques de plus en plus sophistiquées.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

