Projet de parc Dragon Ball en France : absence d’autorisation japonaise

Projet de parc Dragon Ball en France : absence d’autorisation japonaise

27 août 2026 0 Par eternos974

L’annonce d’un parc Dragon Ball en France a fait sensation, mais les premiers signes d’alerte sont déjà visibles. Alors que le gouvernement et la région Île-de-France célébraient un « projet du jamais vu depuis Disneyland », les détails juridiques manquent cruellement de précision. Le groupe saoudien Qiddiyan Investment Company, porteur du projet, n’a pas encore obtenu l’accord des ayants droit japonais, un obstacle majeur pour un investissement de 6 milliards d’euros. Sans ce feu vert, le rêve d’un « univers Dragon Ball » en Europe reste une promesse fragile.

Les négociations avec les détenteurs des droits sont un labyrinthe complexe. Toei, Shueisha et Bandai Namco, héritières des œuvres d’Akira Toriyama, ne se laissent pas convaincre facilement. La mort du créateur en 2024 a même compliqué les choses : les droits sont désormais fragmentés, et Qiddiyan doit convaincre plusieurs acteurs en même temps. Les déclarations précipitées de Valérie Pécresse, qui a évoqué un « parc sur le thème du manga Dragon Ball », ont peut-être même ralenti les discussions. Une prudence est de mise : le parc saoudien, validé en 2024, a bénéficié d’un contexte plus simple, avant la répartition des droits.

Sur le terrain, les défis ne sont pas moins épiques. Le projet vise à s’installer sur l’ancien site de Mirapolis, un site abandonné en raison de ses déficiences. Les 55 hectares actuels ne suffiront pas : des terres agricoles supplémentaires devront être rachetées. À titre de comparaison, Disneyland Paris s’étale sur 2230 hectares, et le parc saoudien ne dépasse pas 50 hectares. La taille du projet, bien que moins impressionnante que le « royaume de Mickey », reste un défi logistique considérable.

Enfin, les infrastructures de transport en Île-de-France posent un problème majeur. Contrairement à Disneyland, desservi par des TGV et un réseau RER dense, le site choisi ne bénéficie pas de liens directs avec Paris. Une heure trente de trajet en transports en commun, avec des arrêts en pleine campagne, risque de décourager les visiteurs. La région devra donc investir massivement dans des réseaux urbains, un coût supplémentaire qui pourrait freiner le projet. Sans ces améliorations, même un parc Dragon Ball ne parviendra pas à rivaliser avec les géants du secteur.

Le futur de ce projet reste incertain. Si les ayants droit japonais ne donnent pas leur accord, que deviennent les « trois nouveaux parcs d’attractions » évoqués par Valérie Pécresse ? D’autres licences pourraient-elles compenser l’absence de Dragon Ball ? La réponse dépendra autant des négociations juridiques que des capacités de la France à transformer une friche en un lieu incontournable. Et si le rêve de Mirapolis revient, cette fois-ci avec Goku ?

Sources

À très vite sur l’EternoStation.