OpenAI : trois chercheurs en sécurité contestent leur renvoi
10 octobre 2026Trois chercheurs en sécurité de l’IA licenciés par OpenAI contestent publiquement leur renvoi. Jasmine Wang, Tomek Korbak et Mikita Balesni ont publié une lettre ouverte le 8 octobre 2026. OpenAI a répondu le lendemain en maintenant sa décision. Au centre du conflit : les règles de traitement des informations sensibles et les conditions de collaboration avec des spécialistes extérieurs.
L’entreprise affirme qu’une enquête interne a établi des violations de ses politiques et une rupture importante de confiance. Elle nie avoir licencié les chercheurs parce qu’ils avaient soulevé des préoccupations de sécurité. Les intéressés soutiennent, de leur côté, avoir agi dans le cadre de leurs missions et des pratiques alors admises. Les éléments rendus publics ne permettent pas de trancher entre ces versions. Les accusations de l’employeur demeurent contestées par les chercheurs.
Dans leur lettre, les chercheurs défendent la possibilité d’échanger avec des organisations indépendantes pour évaluer les risques des modèles. Ils demandent aussi des procédures internes plus claires et s’inquiètent de l’effet de leur licenciement sur la liberté de parole de leurs anciens collègues. Il s’agit de leur appréciation de la situation, pas d’un constat démontré sur l’ensemble de l’entreprise.
Leur travail touche notamment à la surveillance du raisonnement exprimé par les modèles, souvent appelée suivi de la chaîne de pensée. Ces traces peuvent aider les évaluateurs à repérer certains comportements préoccupants ; elles ne constituent pas un accès garanti à tous les mécanismes internes d’une IA. Les chercheurs estiment que ce chantier exige une coopération entre organisations. OpenAI indique également vouloir renforcer le recours à des évaluateurs externes.
Pour le public, l’enjeu est concret : qui peut vérifier les risques d’un système développé derrière des portes fermées, et avec quel accès ? La confidentialité et l’évaluation indépendante imposent chacune des contraintes. Cette affaire montre pourquoi les règles de collaboration et les protections accordées à ceux qui signalent un problème doivent être compréhensibles. Elle ne suffit toutefois pas à établir le motif réel de chaque licenciement.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.
