Ghost Rider : la pellicule et le pari de Linus Sandgren

Ghost Rider : la pellicule et le pari de Linus Sandgren

29 octobre 2026 0 Par eternos974

Le prochain Ghost Rider de Marvel Studios doit être tourné sur pellicule, avec Linus Sandgren à la direction de la photographie. L’information, rapportée par The Hollywood Reporter puis reprise par Numerama, donne un angle concret pour suivre le projet de Shawn Levy : la façon dont son image sera fabriquée.

Le tournage est prévu à New York en 2027. Ryan Gosling est associé au film ; son rôle précis ne doit pas être confondu avec les hypothèses autour de Johnny Blaze. Une annonce de participation et une confirmation de personnage sont deux informations différentes.

Numerama souligne que le retour au 35 mm serait une première pour Marvel Studios depuis Thor et Captain America : First Avenger en 2011. Il s’agit ici des productions du studio, pas de tous les films tirés de bandes dessinées Marvel, réalisés au fil des années par différentes sociétés.

## Un chef opérateur qui compte dans le projet

Sandgren a notamment signé la photographie de La La Land, récompensée aux Oscars. Son travail sur Dune : Troisième Partie nourrit aussi l’intérêt pour cette nouvelle collaboration. Son recrutement parle davantage de la préparation artistique du film que ne le ferait une simple promesse de spectacle.

## Le support donne des possibilités, pas un résultat garanti

L’utilisation de pellicule peut participer à une recherche de texture et de grain. Elle ne suffit pas à produire automatiquement une image plus chaleureuse, plus sombre ou plus expressive. L’éclairage, les décors, les costumes, le cadrage et le travail de couleur restent déterminants.

Le numérique demande lui aussi de préparer la lumière et la mise en scène au moment du tournage. Il serait donc faux d’opposer une pellicule qui obligerait à tout décider sur le plateau à un numérique où chaque choix pourrait être inventé après coup.

Pour Ghost Rider, l’intérêt sera de voir comment les différentes composantes de l’image se répondent. Le personnage associe un imaginaire fantastique à une présence physique très reconnaissable. Sa lisibilité à l’écran dépendra de l’ensemble du travail, et pas seulement du support choisi pour enregistrer les prises.

Il faut également distinguer tourner sur film et fabriquer un long-métrage sans outils numériques. Le choix de la pellicule n’annonce pas la disparition des effets visuels ou de la postproduction.

## Donner une identité au film plutôt qu’un label de prestige

Les grands univers partagés sont souvent jugés sur leur continuité : qui apparaît, quel récit est préparé et quel prochain épisode est annoncé. Une nouvelle de photographie déplace utilement la conversation vers le film lui-même.

Cette décision ne démontre toutefois pas que Marvel aurait déjà changé toute sa stratégie visuelle. Un projet peut proposer une direction singulière sans annoncer une réforme générale de la production du studio.

Notre lecture : la pellicule mérite mieux que le rôle d’un autocollant « cinéma authentique » posé sur une affiche. Elle peut servir des choix expressifs, mais aucune bobine ne remplace une mise en scène. Le grain ne saura pas, à lui seul, donner une personnalité à un plan qui n’en a pas.

Les attentes autour de Sandgren sont donc compréhensibles. Elles doivent rester des attentes : le film terminé, et non le prestige des noms réunis, permettra de juger la cohérence de l’ensemble.

Pour les amateurs de Ghost Rider, la bonne nouvelle est de voir le projet se préciser sur un aspect concret de sa fabrication. Pour les autres, ce choix ouvre une question intéressante : un univers de franchise peut-il laisser davantage de place à des images qui possèdent leur propre caractère ?

Sources : Numerama, ComingSoon, reprenant The Hollywood Reporter et Variety sur le projet et le casting.

Sources

À très vite sur l’EternoStation.