TOEM 2 : la photo donne une autre dimension à l’aventure
1 novembre 2026Dans TOEM 2, l’appareil photo remplace l’arme comme moyen principal d’interagir avec le monde. Something We Made, le studio suédois qui développe le jeu, prolonge une aventure fondée sur l’observation et les petites rencontres. La suite est sortie le 29 septembre 2026. Le test récent du Journal du Geek donne une occasion de revenir sur ce qu’elle change, sans la présenter comme un lancement survenu aujourd’hui.
La 3D conserve le goût du noir et blanc
Les environnements passent à la 3D, tandis que les personnages gardent un aspect dessiné en deux dimensions. L’esthétique reste monochrome : le changement concerne le volume et la circulation, pas l’abandon de l’identité visuelle du premier épisode. Courir, sauter et grimper permettent désormais d’aborder les lieux avec davantage de liberté.
La page officielle décrit une aventure située quelques années après le premier récit, avec de nouvelles rencontres et des chemins à découvrir. Cette continuité donne un cadre aux habitués sans exiger de traiter la suite comme un simple album de souvenirs. La bande-annonce de lancement publiée par PlayStation permet d’en observer les principes visuels et les déplacements.
Photographier pour comprendre et progresser
Selon le test du JDG, le parcours traverse cinq régions. Les habitants confient des demandes qui poussent à regarder les objets, les animaux et les situations autrement. Les photos réussies rapportent des tampons utilisés pour poursuivre le voyage. La progression repose ainsi sur la curiosité et la résolution de petites situations, sans imposer une course contre la montre.
De nouveaux accessoires donnent à l’appareil un rôle plus actif. Le média décrit notamment des interactions servant à réparer certains éléments ou à dégager un passage. La photographie ne consiste donc pas seulement à reconnaître un sujet dans le décor : l’outil participe aussi à la transformation de ce que l’on explore.
Le test relève toutefois une limite : ces accessoires restent souvent attachés à leur région et se combinent peu entre eux. Cette réserve aide à situer la profondeur attendue. Une nouvelle fonction peut renouveler un endroit sans forcément devenir la base d’un grand système d’énigmes réutilisé partout. L’attrait de l’ensemble semble davantage tenir à la variété des rencontres qu’à une complexité croissante.
Un voyage bref, sans obligation de performance
Le JDG estime la durée à quatre ou cinq heures et apprécie l’écriture ainsi que la bande originale. Il s’agit de son retour critique, avec un temps de jeu indicatif qui varie selon la manière d’explorer. Cette brièveté peut convenir à une aventure que l’on souhaite terminer, sans rejoindre une nouvelle liste de tâches quotidiennes à entretenir.
Le site officiel insiste également sur une expérience que l’on parcourt à son rythme. Cette intention ne signifie pas que tous les joueurs y trouveront automatiquement le même apaisement. Elle décrit un choix de conception : laisser de la place à l’attention et aux détours plutôt qu’à l’urgence. Regarder avant d’agir devient ici une activité à part entière.
TOEM 2 apporte ainsi une autre proposition au milieu des grandes sorties d’action. Pour décider s’il correspond à vos envies, mieux vaut retenir sa boucle de photographie, son exploration en volume et son format court que lui coller une réussite commerciale non documentée. Tout jeu n’a pas besoin de sauver le monde ; parfois, il suffit de donner une bonne raison de le regarder.
Sources : Source média ; Something We Made : site officiel ; PlayStation : trailer de lancement.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.
