Deepfakes sexuels : les contrôles des plateformes en défaut

Deepfakes sexuels : les contrôles des plateformes en défaut

6 novembre 2026 0 Par eternos974

Une enquête de WIRED, relayée par le Journal du Geek, a identifié un réseau de plus de 400 applications et domaines liés à des outils de création de deepfakes sexuels. Certains services affichaient d’abord des fonctions ordinaires, par exemple la transformation de photos d’animaux, puis présentaient d’autres outils dans certaines conditions. Le total associe des applications et des domaines : il ne signifie pas que 400 applications étaient simultanément disponibles dans les boutiques.

L’intérêt du dossier tient au passage par plusieurs circuits de distribution et de publicité. Une présentation apparemment anodine pouvait coexister avec des fonctionnalités dissimulées. Certaines applications étaient même classées tout public. Cette différence entre ce qui est annoncé et ce qui devient accessible interroge le contrôle d’un service au-delà de son examen initial.

Trois plateformes, des mesures de nature différente

Apple a retiré 19 applications après vérification. Google avait supprimé la majorité des applications concernées avant la publication de l’enquête, sans nombre exact dans les éléments disponibles. Meta affirme avoir bloqué la promotion de 209 applications et pris des mesures concernant 11 600 comptes publicitaires. Cela ne signifie ni qu’elle a supprimé 209 applications des boutiques ni que les 11 600 comptes ont tous été fermés.

Ces chiffres ne s’additionnent pas pour former un total de services supprimés. Ils décrivent des périmètres différents et peuvent concerner des éléments du même réseau. Ils ne donnent pas non plus le nombre de personnes victimes des contenus produits, ni le nombre d’utilisateurs de chaque application.

Le contrôle doit suivre les changements du service

Le cas rapporté montre qu’une fiche, une classification d’âge et un examen initial ne décrivent pas nécessairement toutes les fonctions qu’un service pourra ensuite afficher. Les modalités exactes de sélection des interfaces restent partiellement inconnues. Il faut donc distinguer le fonctionnement observé des explications avancées pour comprendre comment les contrôles ont été contournés.

L’enquête relève aussi la diffusion sur les plateformes de Meta de publicités contenant des contenus pédocriminels générés par IA. Ce constat peut être rapporté sans reproduire les images, détailler les contenus ou fournir de liens vers ces services. Le bilan disponible permet de décrire les retraits annoncés, mais pas de mesurer un délai moyen de réaction ni d’affirmer que le réseau a entièrement disparu.

Sources

À très vite sur l’EternoStation.