Robots Agibot en supérette : deux échouent au test
6 novembre 2026Six robots Agibot G2 ont passé vingt-quatre heures dans une supérette de Shanghai, dans le cadre d’une démonstration organisée par leur fabricant. Le programme comprenait notamment l’accueil, la préparation de cafés et la manipulation de marchandises. Quatre machines ont réussi l’évaluation ; deux ont échoué. Agibot raconte l’événement comme une « période d’essai », avec le vocabulaire et les petites piques d’un service de ressources humaines.
Ce récit rend la vidéo facile à partager, mais il faut garder son contexte : le fabricant organise l’épreuve et en présente les résultats. Une démonstration dans un magasin qui fonctionne offre des situations plus variées qu’un parcours de laboratoire. Elle ne constitue pas à elle seule une mesure indépendante de la rentabilité ou de l’autonomie des machines.
Un total de tâches ne dit pas tout du service rendu
Le bilan communiqué fait état de 1 730 tâches accomplies pendant l’essai. Il regroupe des activités de nature différente : saluer quelqu’un et préparer une commande ne demandent pas le même temps ni le même niveau de précision. Ce total donne une idée de l’activité, sans établir un taux de réussite pour chaque fonction.
L’un des robots a été jugé insuffisamment entreprenant ; un autre aurait interrompu son travail face à une poubelle pleine. Les qualifier de paresseux donne une personnalité aux machines, sans expliquer la cause technique de l’échec. Une incapacité à traiter une situation imprévue n’est pas un problème de motivation. Le robot n’avait probablement pas demandé un entretien annuel pour en discuter.
Ce qu’il faudrait mesurer après la vidéo
Pour évaluer un usage quotidien, les informations utiles seraient le nombre d’interventions humaines, la fréquence des erreurs, le temps consacré à la récupération et la disponibilité réelle des robots. Les comptes rendus consultés ne fournissent pas un bilan indépendant complet de ces éléments. Il serait donc prématuré d’en déduire combien d’employés une machine peut remplacer.
Le magasin met surtout à l’épreuve l’enchaînement des tâches : repérer une demande, se déplacer, saisir un objet puis gérer ce qui ne se passe pas comme prévu. C’est là que l’essai devient intéressant, au-delà des gestes réussis isolément. Le bilan des deux robots recalés décrit une limite de la démonstration ; il n’autorise ni à annoncer la fin des caissiers ni à déclarer la robotique de service inutile.
Sources
À très vite sur l’EternoStation.

