Démantèlement de First VPN : une opération internationale contre le cybercrime

Démantèlement de First VPN : une opération internationale contre le cybercrime

22 mai 2026 0 Par eternos974

En mai 2026, une opération internationale a mis fin à l’existence de First VPN, un service de confidentialité largement utilisé par des cybercriminels. Ce réseau, qui comptait parmi ses utilisateurs 5000 hackers, a été démantelé par des forces de 11 pays, dont la France, les Pays-Bas, l’Ukraine et l’Espagne. L’administrateur, un pirate ukrainien, a été interpellé, tandis que 33 serveurs ont été saisis. Cette opération, menée en deux jours, marque une victoire majeure dans la lutte contre le cybercrime, qui a longtemps bénéficié de l’anonymat offert par des outils comme First VPN.

Le service, actif depuis 2014, promettait une confidentialité totale à ses utilisateurs. Pourtant, les enquêteurs ont réussi à infiltrer son infrastructure et à identifier des milliers d’utilisateurs. Selon Laure Beccuau, procureure de Paris, le réseau était « largement utilisé pour dissimuler des activités illégales », notamment des attaques par ransomware, des vols de données ou des fraudes. Le site officiel de First VPN, désormais hors ligne, affirmait ne jamais collaborer avec les autorités et ne conserver aucune donnée utilisateur. Une promesse qui s’est révélée fausse, puisque les enquêteurs ont récupéré des informations cruciales pour identifier les cybercriminels.

L’opération a nécessité une collaboration inédite entre des pays européens et des agences de lutte contre la cybercriminalité. Europol a joué un rôle central, coordonnant les actions avec la France, les Pays-Bas et d’autres nations. Edvardas Šileris, directeur du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité, a souligné que First VPN était « l’arsenal préféré des hackers ». Les enquêteurs ont dû patienter plusieurs années pour infiltrer le réseau, avant de déclencher une opération de démantèlement qui a neutralisé l’infrastructure complète du service.

Avec First VPN hors d’usage, les cybercriminels doivent désormais se tourner vers d’autres services de VPN, qui risquent de devenir plus difficiles à traquer. Les autorités ont informé les utilisateurs du service que leurs identités avaient été découvertes, ouvrant la voie à d’autres arrestations. Cette opération soulève des questions sur l’avenir des outils de confidentialité : comment les forces de l’ordre pourront-elles continuer à lutter contre des réseaux qui prétendent être inaccessibles ? Suivez l’évolution de cette lutte en temps réel, car le cybercrime n’est pas près de disparaître.