Opération RAMZ : Le plus grand démantèlement de cybercriminalité en Moyen-Orient et Afrique du Nord

Opération RAMZ : Le plus grand démantèlement de cybercriminalité en Moyen-Orient et Afrique du Nord

22 mai 2026 0 Par eternos974

En octobre 2025, une opération sans précédent a secoué le monde de la cybercriminalité. L’opération RAMZ, menée par Interpol avec la collaboration de 13 pays, a démantelé un réseau international de cybercriminels qui touchait des milliers de victimes. Avec 201 arrestations, 53 serveurs saisis et 4000 victimes identifiées, cette offensive a marqué une page importante dans la lutte contre les menaces numériques.

Au cœur de l’opération, des outils sophistiqués ont été utilisés. Les cybercriminels ont exploité une plateforme de phishing-as-a-service, un modèle qui permet à des pirates peu expérimentés de lancer des attaques en masse. En Algérie, cette plateforme a été démantelée, révélant des données bancaires volées et des logiciels d’escroquerie. Un serveur particulier, infecté par un malware, a également été repéré au Qatar. Ce serveur, apparemment inoffensif, devenait un point de passage obligé pour des attaques à grande échelle.

Mais derrière les lignes de code, des histoires humaines se cachent. En Jordanie, 15 travailleurs asiatiques, recrutés sous des promesses d’emploi, ont été séquestrés et contraints de participer à une fraude à l’investissement. Leur situation, révélée par les autorités, soulève des questions sur la traite des personnes et la complicité de certains acteurs économiques. Ces cas rappellent que la cybercriminalité ne se résume pas à des attaques techniques, mais aussi à des réseaux humains complexes.

Les conséquences de cette opération sont encore en train de se dérouler. Près de 8000 dossiers de renseignements ont été récupérés, ouvrant la voie à de nouvelles arrestations. Des experts comme Dmitry Volkov de Group-IB soulignent une tendance inquiétante : une augmentation exponentielle des infrastructures de phishing ciblant les banques et les gouvernements. Alors que les autorités continuent d’analyser ces données, une question reste : combien de réseaux similaires opèrent en silence, prêts à frapper à nouveau ?